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Focus sur l’univers Tribal Pop de l’artiste Camille Walala

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10
Jul

Focus sur l’univers Tribal Pop de l’artiste Camille Walala

10.7.2021

Focus sur l’univers Tribal Pop de l’artiste Camille Walala

Les œuvres de Camille Walala ne passent pas inaperçues. Vives et ludiques, ses créations « Tribal Pop »insufflent au décor urbain une vague d’optimisme revigorant. Installations, fresques murales, passages piétons, voitures, boîtes de nuit… rien n’échappe à l’énergie solaire de la designeuse expatriée à Londres. Focus sur Camille Walala, une artiste prolifique qui met de la couleur dans nos vies !

@Camille Walala lors de son projet avec Légo intitulé House of Dots / Photo ©Ideat

Camille Walala, figure de proue du style Tribal Pop

Camille Walala qualifie son art de « pop and playful ». À l’image de son style vestimentaire extravagant, elle superpose lignes et couleurs dans un puzzle savamment organisé. Elle qualifie son style unique de Tribal Pop.

Son identité visuelle est le fruit d’un mélange d’influences, parmi lesquelles l’art africain (celui de la tribu Ndebele en particulier), le groupe Memphis des années 1980, l’art optique de Vasarely, le mouvement Bauhaus, le street art, Mondrian ou la pop culture.

Des sources d’inspirations variées, qui ont cependant un dénominateur commun : le jeu des formes et des couleurs. En retournant à leur essence et en les modelant sans complexes, l’artiste parvient à investir l’espace public, à éveiller nos sens et par là,notre joie de vivre.

@Camille Walala / Photo ©Camille Walala

Le parcours atypique de Camille Walala, from France to London

Mais qui est Camille Walala ? L’artiste au nom mélodieux est de ces personnes qui nous prouvent qu’il n’est jamais trop tard. Peu investie dans son parcours académique, l’Aveyronnaise se découvre une passion pour l’art sur le tard. Après avoir tenté d’obtenir un DEUG de lettres, elle réalise un premier séjour à Londres en 1997. Elle y découvre une vie urbaine animée et excentrique dont elle tombe amoureuse. Elle y apprend l’anglais, travaille en tant que serveuse, et dès lors, ne refait jamais ses valises.

Cependant, Camille Walala cherche encore sa voie. C’est en suivant des cours du soir que son attrait pour l’art se dessine. Sa professeure de design textile décèle et révèle son talent. C’est décidé, Camille Walala, alors âgée de 28 ans, retourne sur les bancs de l’école. Cinq années plus tard, elle ressort diplômée de l’université de Brighton en Design Textile. En 2009, elle lance son Studio Walala à Hackney.

La carrière de Camille Walala commence sur le Broadway Market, où la jeune artiste vend ses imprimés sur coussins et autres objets d’intérieur. Elle est rapidement invitée à décorer les murs d’une boîte de nuit londonienne, le XOYO. Une opportunité en or durant laquelle Camille Walala a carte blanche. Elle y esquisse librement les premières lignes de son univers si caractéristique.

Photo ©CamilleWalala

L’ascension fulgurante de Camille Walala  

Camille Walala entame une série de collaborations plus détonantes les unes que les autres. Sollicitée aux quatre coins du monde, l’artiste répand ses bonnes ondes de New York à Melbourne. Elle peint une station-essence dans l’Arkansas aux Etats-Unis, fabrique un château gonflable pour la London Design Week, imagine un labyrinthe à la Now Gallery. Avec Lego, elle crée House of Dots, une maison de jouets grandeur nature constituée de 2 millions de briques.  

Son empreinte géométrique et colorée s’accommode de tous les supports pour les sublimer. Si elle adore collaborer avec les marques, sa mission première reste d’embellir la ville. « L’urbain est ma cour de récré », affirme-t-elle sous sa casquette de street-artiste. En effet, la ville constitue pour Camille Walala un immense terrain de jeu et d’expérimentation.

@Camille Walala / station-essence dans l’Arkansas / Photo ©CamilleWalala

Camille Walala enjolive les villes

Si ses premiers murs londoniens ont été recouverts illégalement, l’artiste a vu ses rêves devenir réalité lorsqu’elle a été invitée à recouvrir une façade d’immeuble à Londres. Cette fresque monumentale, baptisée Dream Come True est visible dans le quartier de Shoreditch. Le building de sept étages est certainement l’une de ses œuvres les plus emblématiques. Il incarne avec exubérance le style de l’artiste : des motifs géométriques et des couleurs pop.

Son travail met en valeur et sublime l’architecture pour en faire un espace ludique et coloré. Car ce que souhaite Camille Walala, c’est avant tout « aider à illuminer la vie des gens ». Ainsi, elle orchestre avec virtuosité une partition de formes et couleurs primaires pour transcender la morosité urbaine. Son univers artistique vibrant de vie réenchante l’espace urbain et nous plonge dans un rapport à l’espace presque enfantin. Elle suscite l’émotion, l’interaction, l’étonnement. Camille Walala est créatrice d’effet « waouh ».

@Camille Walala / Photo @CamilleWalala

Camille Walala, soon in Paris ?

Londres est véritablement devenu le foyer adoptif de Camille Walala. L’expatriée française s’y sent à l’aise : « Mon univers se fond dans le paysage et apporte une énergie communicative qui ne choque personne ». Si l’art urbain a le vent en poupe partout dans le monde ,l’artiste ressent toutefois un certain décalage avec son pays natal. La ville de Paris, moins excentrique, plus consensuelle, ne lui semble pas prête à accueillir son art dynamique et moderne sur ses murs.

L’artiste annonce d’ailleurs publiquement qu’elle se verrait bien rhabiller une station de métro… En attendant, c’est la maison de production Quai36, qui a invité l’artiste à réaliser l’un de ses derniers projets. Elle a conçu le design extérieur de voitures pour l’agence de location ADA. Les « Walalacars »,des véhicules hauts en couleur, pourraient croiser votre chemin dans les rues de Paris !  

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